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White Night

27 août
4 min de lecture

Le blanc n'a jamais été aussi innocent qu'il en a l'air

Le blanc a bonne réputation. Peut-être même un peu trop.

Pureté, innocence, paix, élégance, cérémonie… Pendant des siècles, l'Occident lui a confié la lourde responsabilité de représenter à peu près tout ce qui était respectable.

Et puis l'été est arrivé.

Les robes ont raccourci, les chemises se sont ouvertes, les terrasses ont commencé à fermer beaucoup trop tard et le blanc est devenu la couleur de certaines des nuits les moins sages de l'année.

Comme quoi, les couleurs aussi peuvent avoir une double vie.

Du privilège à l'élégance

Porter du blanc n'a pas toujours été aussi simple qu'enfiler une chemise avant de sortir.

Avant les lessives modernes, obtenir un textile parfaitement blanc et surtout le conserver ainsi demandait du temps, des moyens et beaucoup de travail. Le blanc impeccable pouvait donc être un signe de distinction sociale : il disait, sans prononcer un mot, que l'on pouvait se permettre de ne pas se salir.

La mode en fera progressivement un symbole d'élégance. Des silhouettes claires de l'Antiquité fantasmée par les artistes aux robes estivales du XXe siècle, le blanc quitte peu à peu le seul registre cérémoniel pour devenir léger, moderne et terriblement photogénique.

Sur une peau dorée par le soleil, son innocence commence déjà à devenir beaucoup plus discutable.

Quand les artistes découvrent que le blanc n'est pas blanc

En peinture, le blanc est tout sauf une absence de couleur.

Les impressionnistes l'ont parfaitement compris. Chez Monet, une robe blanche peut contenir du bleu, du rose, du jaune, du violet et toutes les nuances de la lumière qui l'entoure.

Plus tard, les artistes modernes pousseront l'idée beaucoup plus loin. Les monochromes blancs de Robert Rauschenberg ne cherchent pas à montrer « rien » : ils captent les ombres, les variations de lumière et même la présence du spectateur.

Le blanc devient alors une toile sur laquelle le monde vient s'imprimer.

Pour une nuit blanche, difficile d'imaginer meilleure métaphore.

Nous arrivons tous avec la même couleur.

Et c'est ce qui se passe ensuite qui lui donne ses nuances.

De Saint-Tropez à Ibiza : quand le blanc commence à faire la fête

Au cours du XXe siècle, le blanc change encore de camp.

Il devient celui des vacances, des yachts, des terrasses méditerranéennes, des chemises en lin, des robes légères et des fêtes qui commencent au coucher du soleil sans vraiment préciser leur heure de fin.

Puis les White Parties transforment cette simplicité vestimentaire en véritable spectacle collectif.

Le principe est presque enfantin : imposer une seule couleur à tout le monde. Le résultat, lui, est beaucoup plus intéressant.

Les différences s'effacent visuellement. La foule devient décor. Les corps, les matières, les transparences, les bijoux et les silhouettes prennent soudain beaucoup plus d'importance.

Le dress code cesse d'être une contrainte.

Il devient un jeu.

La nuit blanche, une drôle d'expression

En français, « passer une nuit blanche » signifie ne pas dormir.

L'origine exacte de l'expression reste discutée, mais son succès ne l'est pas : la nuit blanche est devenue celle que l'on traverse entièrement éveillé.

Et notre époque lui a donné une autre dimension.

Depuis le début des années 2000, les grandes manifestations Nuit Blanche, notamment à Paris, ont associé la nuit à l'art contemporain, aux musées ouverts tardivement, aux installations éphémères et à la réappropriation nocturne de la ville.

Pendant quelques heures, les règles ordinaires changent.

On visite un musée à deux heures du matin. On découvre une œuvre dans une rue que l'on croyait connaître. On transforme des espaces quotidiens simplement parce que la nuit autorise un autre regard.

Ce principe n'est finalement pas très éloigné de celui du libertinage.

Blanc dehors, couleurs dedans

Le libertinage aime lui aussi jouer avec les apparences.

On peut être parfaitement élégant et délicieusement indiscipliné.

Timide à 22 heures et beaucoup moins à 2 heures.

Venir simplement pour danser et découvrir finalement que la soirée avait d'autres projets.

Le blanc devient alors particulièrement amusant.

Parce qu'il ne révèle rien des intentions.

Une robe blanche peut être sage ou vertigineuse. Une chemise blanche impeccablement boutonnée peut le rester… ou connaître une évolution notable au cours de la nuit.

Et surtout, porter tous la même couleur rappelle quelque chose d'essentiel : on ne sait jamais vraiment qui se cache derrière les apparences.

Il faut parfois s'approcher pour le découvrir.

WHITE NIGHT

Alors ce 5 Septembre, La Galerie passe au blanc. Avec un DJ SET Exceptionnel : BOVALON Thomas Pasko, alias BOVALON, est DJ résident de l’IMA à Val d’Isère et se produit chaque mois au célèbre Matignon, sur les Champs-Élysées. Ancien résident de l’Opium Club et du Poney Club à Toulouse, il joue aujourd’hui à travers le monde et a partagé l’affiche avec DJ Snake, Martin Garrix, Fatboy Slim, Benny Benassi, Cerrone, Kungs, Martin Solveig, Bob Sinclar ou encore Purple Disco Machine.

DJ et producteur, BOVALON développe un univers entre house music et pop. Il a notamment remixé 47TER, Gérard Lanvin, Mosimann et Synapson, et collaboré avec The Avener sur un remix de Je suis Mali de Lamomali.

Un artiste éclectique, habitué des grandes scènes, qui sait surtout comment faire vivre un dancefloor.

Blanc chic. Blanc sexy. Blanc élégant. Blanc insolent.

Robes, jupes, dentelles, satin, chemises, pantalons, accessoires… à chacun d'en faire sa propre interprétation.

Pour le reste, nous ne vous demanderons certainement pas d'être aussi immaculés que votre tenue.

Après tout, une véritable nuit blanche n'est pas faite pour dormir.

Bienvenue à White Night.

La Galerie Art de Nuit — Class et Inclassable.

 
 
 

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